Intra-muros
Idées et réflexions


Vendredi 2 Décembre 2005

Jacques Attali et Vincent Champain ont chiffré leur proposition et en ont conclu qu’elle ne couterait pas plus cher à la collectivité que le cout actuel des traitements sociaux induits par le chômage. J’ai choisi de me baser sur la viabilité de leur proposition concernant le cout mais je cherche à pousser plus loin le raisonnement et tenir compte aussi des entreprises dans la mesure où elles sont impliquées et parties prenantes en premier lieu dans le problème du chômage. En ce sens, l’idée que j’exprime ici exprime un raisonnement global, citoyen et non plus seulement ciblé sur les seuls chômeurs.

Le Revenu d’Existence Collective :

Ce revenu serait un revenu attribué par la collectivité à tout citoyen français jusqu’à sa mort. Comme dans la proposition Attali-Champain il regrouperait toutes les aides sociales inhérentes au traitement du chômage cependant il aurait des effets induits beaucoup plus considérables. En effet, ce revenu ne serait pas soumis à la situation du citoyen vis à vis de l’emploi mais inhérent à sa citoyenneté.  En compensation de ce revenu pour ceux qui choisiront de ne pas exercer d’activité privée ils intègreront le secteur que j’appellerai le secteur quaternaire.

Le secteur quaternaire :

Ce secteur regrouperait toutes les activités n’ayant pas pour objet d’être rentables. On pourrait y classer l’art, les services à la personne, l’amélioration du domaine public, la politique, etc. On peut par secteur calculer le nombre d’heures annuelles nécessaire à l’amélioration du service public.

Je vais prendre l’exemple de l’enseignement : Les directeurs d’écoles, les proviseurs mais aussi les enseignants se plaignent qu’avec la réduction des effectifs leur sont imposées des tâches qui ne relèvent pas exclusivement de leurs attributions. On peut aussi estimer qu’il manque des surveillants. Ces heures sont quantitativement chiffrables. En faisant le décompte de toutes ces heures nécessaires par année il deviendra facile de déterminer le nombre d’heures de travail collectif à exiger des citoyens relevant du REC ayant choisi de ne pas exercer dans le privé. Les conditions d’attribution de ces tâches restent à définir en fonction des compétences mais cela ne me semble pas incohérent. D’autre part c’est ainsi que se justifie son attribution : c’est bel et bien un revenu d’existence collective et non individuelle. Pour disposer de ce REC le citoyen devra signer un contrat à durée indéterminée l’engageant à tenir sa responsabilité envers la collectivité dans le cas où il choisisse de s’y consacrer et dans le cas où il choisit d’exercer une activité il devra la justifier.

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Publié par José à 17:50 · En discuter dans l'Agora
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