Le défaut de représentativité reproché aux partis politiques comme aux syndicats est fondé, tout le monde s’accorde sur ce constat. Le débat qui devrait s’amorcer sur ce sujet par contre semble n’avoir pas lieu, du moins publiquement. Ségolène Royal avait bien osé parler de démocratie participative mais ce sujet ne préoccupe apparemment pas la vie des décisionnaires politiques. La e-Cité lance le débat puisqu’il apparait que ce sont les citoyens qui doivent reprendre l’avenir démocratique en main.
Pour tenter de comprendre ce défaut de représentativité, il conviendrait d’en examiner les causes.
J’ai tenté une approche par les taux d’abstention aux consultations électorales de la Vème République en calculant les taux moyens d’abstention pour chaque type de scrutin (en tenant compte des premiers et deuxièmes tours des scrutins).
Les résultats sont les suivants :
- élections municipales : 26,08%
- élections régionales : 35,36%
- élections législatives : 25,76%
- élections présidentielles : 19,35%
- élections européennes : 46,84%
- référendums : 33,84% (à titre d’information, les sujets étant divers)
Quelles sont donc les conclusions que l’on pourrait en tirer ?
Première hypothèse : les Français se prononcent plus volontiers lorsqu’ils pensent voter pour une personnalité que pour un parti politique.
Et si l’on en débattait ?